mercredi 30 décembre 2009

Le conseil constitutionnel retoque la taxe carbonne

Saisis par le PS, les Sages ont estimé mardi que la loi prévoyait trop d'exemptions et créait une inégalité face à l'impôt. Mesure phare du budget 2010, la taxe carbone devait entrer en vigueur au 1er janvier. Matignon annonce qu'un nouveau dispositif sera présenté le 20 janvier.

Coup de théâtre au Conseil constitutionnel. Mardi soir, c'est ni plus ni moins le pilier du budget 2010 que les Sages ont retoqué en décidant d'annuler la taxe carbone dans son intégralité. Dans leur décision, les juges constitutionnels - saisis la semaine dernière par les parlementaires socialistes - ont estimé que la loi créait trop d'exemptions, ce qui est «contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique» et crée une inégalité face à l'impôt. «Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone», en raison de ces multiples exemptions, ont-ils argumenté.
Dans le détail, le Conseil constitutionnel a ainsi souligné qu'«étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1018 sites industriels les plus polluants» (raffineries, cimenteries, cokeries...), «les émissions du transport aérien» ou encore «celles du transport public routier de voyageurs». «Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone», selon le texte. La taxe aurait donc «porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone».
Peu de temps après la publication de la décision des Sages, Matignon a annoncé que François Fillon présentera le 20 janvier en conseil des ministres un nouveau dispositif tenant «pleinement compte des observations du Conseil constitutionnel». Le premier ministre maintient cependant que «cette contribution est nécessaire pour orienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d'énergie et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre». Le cabinet de Jean-Louis Borloo a pour sa part indiqué que le ministre de l'Ecologie et du Développement durable réagirait mercredi à cette invalidation.

Une mesure chère au chef de l'Etat

Voulue par Nicolas Sarkozy, cette taxe, rebaptisée «contribution carbone» par le Sénat, était une mesure phare du projet de budget 2010. Au total, elle aurait dû se traduire par 4,1 milliards d'euros de recettes fiscales l'an prochain, dont 2,2 milliards payés par les ménages. Le chef de l'Etat lui-même l'avait présentée comme une «révolution fiscale» et un «virage majeur» afin de «modifier durablement» les comportements des Français. La taxe visait à inciter les individus à réduire leurs émissions de CO2 en s'appliquant à la consommation d'énergie des ménages et des entreprises, avec une compensation pour les particuliers. Pour les entreprises, la taxe carbone devait se substituer à la taxe professionnelle, dont l'abandon a en revanche été validé par le Conseil constitutionnel.

Selon les calculs de l'Insee, son entrée en vigueur - prévue au 1er janvier - devait avoir pour effet une augmentation générale des prix de 0,3% au premier trimestre 2010, et une hausse d'environ 4 centimes par litre d'essence à la pompe. Fixée à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2), elle avait toutefois soulevé d'importantes contestations à gauche, mais aussi à droite, où certains dénonçaient l'instauration d'un nouvel impôt.

lundi 7 décembre 2009

Convention régionale du 5 décembre



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L'Ardèche et la ville de Tournon accueillaient ce week-end la Convention Régionale des Jeunes Populaires Rhônalpins.
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Une centaine de jeunes de tous les départements étaient présents autour de:
Françoise GROSSETETE, chef de file régionale
Mathieu DARNAUD, tête de liste départementale
Frederic SAUSSET, maire de Tournon
Hervé MARITON, Député maire de Crest
Patrick LABAUNE, Député et conseiller régional
Laure DAGORNE, conseillère régionale du Rhône
Michel VALLA, conseiller régional de l'Ardèche
Aurore BERGE, porte parole des jeunes populaires
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La journée a débuté avec la restitution des contributions de chaque fédération: développement durable, logement des jeunes, gestions des déchets dangereux, transports, énergie, agriculture.
L’ensemble de ces propositions constituent le corps du livre blanc remis à notre tête de liste Françoise Grossetête.
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L'après-midi, les jeunes ont débattu autour d’une table ronde présidée par Hervé Mariton, député de la Drôme à laquelle ont participé M.KIEFFER, directeur du lycée Montplaisir à Valence, Jean-François ROYER, délégué national des jeunes populaires pour la zone sud-est, et Louis MORIN, ancien président de l'UMP Lycées.
L'occasion pour les Jeunes Populaires d'échanger sur cette compétence capitale de la région!
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La journée a été couronnée de succès, et en temps que responsable des jeunes pop drômois, je tiens à remercier chaleureusement Myriam Volle RDJ de la l’Ardèche pour la réussite de cette convention.
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***POUR UNE REGION PRESERVEE, AGISSEZ AUX COTES DES JEUNES UMP***